Anecdote de voyages #3 : mes mésaventures marocaines 2/2

Anecdote de voyages #3 : mes mésaventures marocaines 2/2

Je vous livre aujourd’hui la seconde partie de mes mésaventures marocaines qui je le rappelle ne sont que les faits réellement survenus sans exagération ni préjugé.

Contrôle de police

Après quelques jours passés à Casablanca, nous prenons la route en direction d’Essaouira (+/- 4/5 bonnes heures de trajet). Aux environs de minuit ou 1h du matin, nous tombons sur un contrôle routier. Dans la file, on remarque que les voitures avancent a faible allure mais sans vraiment s’arrêter au niveau des policiers. En s’approchant à notre tour, on voit les policiers postés mais qui ne font pas de signes particuliers. Sur la droite, mon frère aperçoit un panneau rond rouge et blanc avec un trait noir au milieu. Ne connaissant pas ce panneau, il continue d’avancer au point de commencer à dépasser les voitures de police. ERREUR !

Plusieurs policiers se placent autour de la voiture et nous intiment de nous mettre sur le côté. Un des agents s’approche de mon frère l’air méfiant. Il lui demande s’il n’a pas vu le panneau parce qu’il s’agit d’un stop. Mon frère, de bonne foi, lui dit qu’il ne connaît pas ce panneau. Le policier demande les papiers du véhicule, le permis et part avec en direction de celui qui semble être son chef. Ce supérieur s’approche à son tour de notre voiture et demande d’où nous venons et ce que l’on fait au Maroc. Puis, il nous déclare qu’il va falloir payer une amende de 700 dirhams cash. Mon frère sort de la voiture et essaye de se justifier en leur faisant comprendre que nous n’avions pas cette somme en notre possession. Mais, le chef semble ne vouloir rien n’entendre et repart avec l’ensemble des papiers.

On attend plusieurs minutes. Je sors de la voiture pour essayer d’aider mon frère au cas où le fait qu’ils voient et entendent les dires d’une femme apaiserait la situation. Un autre policier vient à nous et demande à ce que moi je reste dans la voiture car c’est une discussion d’hommes…
Il explique à mon frère qu’étant donné qu’on ne s’est pas arrêté au panneau ,on doit payer cette amende. Mais, s’il lui donne quelque chose pour qu’il puisse boire un coup, il nous laissera partir.

-« Combien ? » lui demande mon frère.

– « Hum…De quoi boire un bon café… » lui répond le policier.

Mon frère lui tend un premier billet que l’agent juge insuffisant. Il rajoute le double. Le policier prend l’argent, va chercher les papiers et nous les rend. Nous reprenons notre chemin.

Discrimination à l’aéroport

C’est la fin du séjour ! Nous allons à l’aéroport de Marrakech pour rentrer en France. Tout se passe bien pour l’enregistrement des bagages : l’avion est à l’heure, les souvenirs bons comme mauvais repassent dans nos têtes insouciants de ce qui s’apprête à nous arriver…

Les ennuis débutent lors du contrôle des passeports. On se présente devant le poste de contrôle. On tend nos passeports biométriques à l’agent. Il les regarde à peine d’un air hautain et antipathique et nous indique sans aucun mot d’aller dans une salle au fond à gauche. Je suis restée perplexe et perdue…je le regarde de nouveau et toujours du doigt sans parler, il nous indique le bureau du fond. On se dirige donc vers ce fameux bureau et là nous constatons que c’est le bureau de l’immigration…

On se présente et on nous demande ce qu’il se passe. Nous leur expliquons qu’au poste de contrôle des passeports, l’agent nous a indiqué du doigt de nous rendre ici mais sans aucune explication ni même un mot. Une personne Profiler, chargée de l’examen des passeports, analyse bien nos visages et nos documents,  puis nous dit : « Mais tout est en règle pourquoi on vous envoie ici ? Venez avec moi, on va aller voir l’agent qui vous a contrôlé ». 

On arrive devant l’agent en question. Le profiler qui nous accompagne lui parle en arabe et ils commencent à se disputer ! De ce que l’on peut comprendre de la situation : l’agent du poste de contrôle refuse de nous laisser passer car il soupçonne que nos passeports sont faux. Le profiler nous dit qu’il doit faire appel à sa supérieure pour régler leur litige ! 

Celle-ci arrive, écoute leur plainte toujours en arabe et regarde nos passeports et nos visages. Ensuite, elle nous prend à part et nous dit textuellement : « Je suis vraiment désolée, le douanier ne voulait pas vous laissez passer car vous voyez…tous les noirs se ressemblent…il peut y avoir des doutes ».

Hein ?! Really ?! Are you serious girl ?! J’étais extrêmement choquée d’entendre ça ! De la discrimination de la part d’une représentante de l’autorité aéroportuaire. Dans ce cas, on peut considérer que tous les arabes se ressemblent ainsi que tous les asiatiques et tous les blancs ?! J’aurais dû la mettre, elle et son douanier, qui je suis désolée a pour moi fait preuve de racisme et/ou de gros mépris, au défi de réunir l’ensemble des noirs qui se trouvaient dans l’aéroport et de nous dire si on se ressemble effectivement tous. Par ailleurs, le passeport biométrique a été justement mis en place car soit disant plus sécurisé. Il ne suffit donc plus pour identifier une personne, en se basant sur le visage, les empreintes, et les informations qu’il contient ?! Et une telle phrase prétextant que tous les noirs sont identiques est totalement inappropriée ! Ils ont fait preuve d’un manque de professionnalisme évident. Je vous rappelle que le douanier ne nous a même pas adressé la parole le tout durant comme si on était inférieur ou non méritant. 

Nous lui avons fait part de notre mécontentement et qu’à cause de cet incident on risquait de rater notre avion ! Elle s’est confondue en excuse honteuse et nous sommes partis !

Conclusion 

Malgré ces péripéties, les bakchichs souvent demandés dès qu’une personne nous abordait ou nous aidait ou que la police nous a arrêtés, j’ai aimé mon séjour au Maroc. J’ai pu rencontrer de belles personnes extrêmement gentilles et attentionnées, contempler de magnifiques paysages. Ce sera l’objet d’un article dans mon carnet de voyages.

Il y a des personnes bonnes et méprisantes partout sur la planète. Dans certains pays, la discrimination peut être plus marquée dû à l’histoire. 

Nous savons que le Maghreb a un passé esclavagiste envers les noirs entre autres et que cela a laissé certaines traces. Je ne remets pas en cause les noirs eux-mêmes qui ont participé à l’esclavage d’autres noirs aussi.

Faisons la part des choses. Tout le monde n’est pas à mettre dans le même panier. Le plus important est que les mentalités changent et que nous vivions tous en harmonie dans notre condition d’être humain.

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